"La culture ne s'hérite pas. Elle se conquiert." — Je suis ravie de vous accueillir sur Mon Bagage Culturel ! Pour commencer, téléchargez votre test : 50 questions pour faire le point sur vos savoirs 🙂
Heureuse de vous revoir sur Mon Bagage Culturel ! Et si vous faisiez le point sur votre culture générale ? Je vous propose un test de 50 questions, pour repérer où vous en êtes… et identifier les prochaines étapes 🔥. Téléchargez-le ici, c’est gratuit:)

Avoir l’estomac serré quand la conversation s’oriente vers certains domaines, fuir les discussions à bâtons rompus au travail, se sentir comme un·e imposteur·ice en Fac. Se faire tout·e petit·e dans tel ou tel cercle social (amis, famille, voisinage…) où les autres jonglent avec des références intimidantes. Avoir fait des études, parfois longues et brillantes, mais se réveiller un beau matin en constatant qu’avec le temps, le travail, les enfants, Internet et autres soucis ou plaisirs dévorants, on a négligé de maintenir et d’enrichir ses connaissances générales…
Et constater qu’on ne peut plus voir son manque de culture en peinture 😭.
Ce constat fait mal : vous réalisez que la brume d’ignorance a pris du terrain. Alors, comment reprendre sa culture en main ? Comment la faire grandir concrètement ?
Voici 5 règles fondamentales pour vous aider à vous (re)construire une culture solide et en finir avec ces moments d’inconfort.
- Définir le périmètre des disciplines à conquérir
- Modifier sa façon de voir la culture
- Changer ses habitudes
- Communiquer autrement
- (Re)sacraliser la lecture.
Suivez ce guide étape par étape pour retrouver confiance, enrichir vos connaissances et engager des conversations avec assurance.
1. Délimiter son champ d’action

La notion de culture générale est très subjective.
En réalité, votre malaise ne vient pas seulement d’un manque d’informations. Vous ressentez peut-être, surtout, un décalage entre ce que vous savez et ce que votre entourage attend. C’est ce fossé culturel qui complique les échanges et freine votre aisance sociale et professionnelle.
Ainsi, le minimum requis pour un milieu social donné sera vu comme une montagne impossible à gravir dans un autre. Certains pensent d’emblée aux épreuves de « Culture Gé » des concours d’admission aux grandes écoles. Or, ces programmes sont conçus pour formater former des experts spécialisés.
Est-ce votre ambition ? Penser et vous exprimer comme un politicien, un haut-fonctionnaire ou un financier de haut-vol ? Ou souhaitez-vous gagner en aisance tout en restant vous-même, c’est-à-dire vous approprier des repères qui donnent du sens au monde ? Si vous préférez la seconde option, réjouissez-vous, vous allez pouvoir choisir précisément dans quels domaines vous deviendrez incollable.
La culture ne s’hérite pas. Elle se conquiert.
André Malraux, discours de Niamey, à la première conférence des pays francophones, le 17 mars 1969
J’ai noté qu’en France, être cultivé au sens noble, c’est encore avant tout savoir se repérer dans les humanités. C’est-à-dire dans des disciplines académiques assez peu professionnalisantes, telles que la littérature, la philosophie, l’histoire et accessoirement un minimum d’anglais.
Les Italiens ont à coeur de connaître les arts et l’architecture, ce qui est tout aussi académique et admirable. Beaucoup beaucoup d’Italiens font la différence entre Raphaël et Fra Bartolomeo. Un honnête homme Etats-Unien connaîtra, lui, ses 46 présidents de la république et sa bataille de Gettysburg.

Voyez comme tout ça est relatif.
Comprenez que vous avez le choix.
Vous pouvez vous approprier les références culturelles d’un milieu donné pour vous intégrer. Ou bien vous pouvez sortir des programmes convenus. Car il vous est possible d’inventer votre culture en mixant vos centres d’intérêt avec des horizons complètement nouveaux pour vous. Vous pouvez choisir d’être passionné et, finalement, devenir la vraie version de vous-même. C’est cela, être cultivé. C’est être plus confiant·e en vos ressources. Ouvert sur le vaste monde. Profondément connecté·e aux sujets qui vous animent le cœur et l’esprit.
Cela étant posé, l’Histoire est une discipline incontournable, à mon sens.
Si vous ne deviez explorer qu’un domaine, ce serait celui-là. Parce que l’Histoire avec une majuscule couvre l’Histoire générale, politique, socio-économico-culturelle et l’histoire des relations internationales. Pour le reste, à vous de voir. Choisissez les 3 ou 4 disciplines qui vous tiendront en haleine et augmenteront votre existence (promis).
Pourquoi fixer ses centres d’intérêt ?
Définir un périmètre nous évite l’éparpillement et le découragement. Il est possible cependant de se lancer dans ce qu’on appelle l’encyclopédisme. De quoi s’agit-il ? Cela consiste à creuser absolument tout ce qu’on lit, voit, entend de nouveau. Vous deviendriez comme ce bon vieux Pantagruel, personnage de Rabelais bien décidé à devenir un abîme de science. C’est chaud comme on dit, à mettre en place. Mais je serai la dernière à vous jeter la pierre. Il s’agit, en effet, d’un idéal hérité de la Renaissance et sublimé par l’époque des Lumières.
Une fois votre choix de disciplines fait (ou non…), dressez une liste des ressources. Récoltez les livres ou contenus à lire, voir, écouter, et définissez des objectifs de quantité et de timing. De mon côté je me suis lancé le Défi de lire 34 livres de culture générale en un an.
2. Comment se cultiver : changer d’état d’esprit pour adopter une mentalité ouverte

Premier changement : ne vous sentez plus jamais coupable, honteux ou stupide.
Ne pas savoir quelque chose n’est pas un délit. Ceux qui racontent le contraire sèment les graines d’une insécurité intellectuelle aussi futile qu’auto-destructrice. Tenez-le pour dit, ne prenez plus jamais personnellement les Tu savais pas ça ? les C’est connu et autres Renseigne-toi, agrémentés de Bien évidemment bien méprisants. En revanche travaillez sur votre confiance en vous. Soyez fier·e par exemple de ne pas être pédant, de ne pas mettre autrui mal à l’aise. Soyez plutôt la personne désireuse d’ouvrir ses horizons. Une fois pour toutes, sachez bien qu’en vous cultivant pour de bonnes raisons, vous augmenterez votre aisance culturelle sans faute. Et votre vie en sera plus facile et plus intéressante.
Deuxième changement : de ce projet un peu dingo de vous cultiver, faites une priorité.
La motivation compte, les nouvelles routines aussi (on y viendra dans quelques lignes), c’est vrai. Tout ce qui greffe la culture à votre quotidien est bon à prendre.
Mais ce qui importe avant tout, c’est d’accorder une importance capitale à ce qui est vrai, factuel, important.
J’aime beaucoup cette citation de la philosophe humaniste et badass Simone Weil :
Après des mois de ténèbres intérieures, j’ai eu soudain et pour toujours la certitude que n’importe quel être humain, même si ses facultés naturelles sont presque nulles, pénètre dans ce royaume de la vérité réservée au génie, si seulement il désire la vérité et fait perpétuellement un effort d’attention pour l’atteindre.
Simone Weil, lettre au père Perrin, mai 1942
Est-ce que ça ne vaudrait pas le coup d’essayer ? Remettre en cause nos opinions, les acquis conceptuels que nous ressassons avec fierté ? Questionner nos théories bien tassées, notre vision du monde de plus en plus déformée, fragmentée par le règne absolu des images et des réseaux sociaux ? Avoir le courage de passer plus de temps sur des faits importants, quitte à marcher sur les pas du paléonthologue Ross Geller, vous vous souvenez, dans la série Friends, qui faisait hurler ses amis d’ennui par son « sérieux» ?
Pour aller plus loin : Comment atteindre vos objectifs de lecture
Troisième changement pour devenir cultivé :
Ne vous lancez pas dans cette aventure uniquement pour briller. J’écris cela pour vous faire gagner du temps. En étant désintéressé, en cherchant à vous cultiver pour vous et non pour épater les autres, vous découvrirez plus rapidement le plaisir pur d’apprendre, la libido sciendi . En même temps, soyez patient, parce que cela peut ne pas venir tout de suite. Et cela n’arrivera pas sans changer vos habitudes. Transition avec le conseil suivant : ✅ check !
3. Modifier ses routines et développer des habitudes culturelles
Vous avez dû lire ce conseil plus d’une fois : faites de la place dans votre cerveau pour les nouvelles connaissances. Tout ce qui est divertissement éphémère, sensationnalisme, clashes et débats absurdes, chats qui gifflent des crocodiles en delta-plane etc, doit sortir de votre vie.
Par quoi remplacer les contenus futiles ?
Ce n’est pas une raison d’abandonner les séries, les films ni les chaînes Youtube, TikTok et consorts. Mais il serait malin de vous orienter vers des contenus éducatifs. En plus des MOOCs qui sont une bénédiction des temps modernes, empiffrez-vous de documentaires, n’allumez la TV et la radio que pour Arte et France Culture, informez-vous via la presse écrite, écoutez des podcasts sur vos centres d’intérêt, abonnez-vous à des comptes enrichissants sur les réseaux sociaux :
- Hérodote
- E-penser
- Les Pourquoises
- Nota Bene
- Art Comptant pour Rien
- Le Mock
- Science Etonnante
- Liste de chaînes Youtube documentaires
- orthos logos
- Le monde politique
- Septembre
- Geozone
En fouillant le web, on trouvera des ressources incroyables, ne serait-ce que pour apprendre facilement et utiliser les réseaux sociaux de manière intelligente et profitable.
Les quiz : bonne ou mauvaise idée pour se cultiver ?
Sceptique au début, je dois avouer que j’ai changé d’avis. Les quiz sont bien plus qu’un simple passe-temps : ils constituent un véritable outil d’apprentissage. En cherchant activement une réponse dans sa mémoire, on renforce la mémorisation.
Surtout, les quiz révèlent nos lacunes et c’est une prise de conscience qui stimule, sur un mode ludique et motivant.
Vous pouvez commencer par les quiz de Mon Bagage Culturel. Pour ma part, je ne manque jamais d’en faire dès qu’il m’en passe un sous le nez. Le dernier en date ? Le quiz cinéma de Quiz-Culture. Je vous garantis qu’on y apprend des choses : même passionné, on ne sait pas tout. Et c’est justement ce qui donne envie de retourner en salle pour (re)découvrir ces œuvres. Loin de remplacer l’expérience, les quiz l’encouragent.
Et pour aller plus loin ?
J’ai vu passer d’autres conseils futés, je vous les donne en vrac : privilégier les films historiques et les biopics (attention, ce sont de potentielles drogues dures), s’abonner à des magazines papier pour se nourrir culturellement de manière déconnectée. Je me suis abonnée personnellement à l’Éléphant. Je vous dirai ce que j’en pense. Et un conseil que j’applique depuis au moins 30 ans : noter vos pensées, les citations qui vous frappent, les questions incongrues qui vous viennent.
4. Communiquer autrement : les autres sont une ressource pour se cultiver
En faisant mes recherches, je suis tombée sur un conseil récurrent de coach : échanger avec des personnes intéressantes, plus cultivées que soi.
OK Yann, mais si on est timide, asocial, atypique et ainsi de suite ?
C’est une vraie question pour moi, et je vous livre ma réponse très personnelle : même et surtout si l’on manque de confiance en soi, on n’a pas le choix, faut y aller basta ! Pourquoi ? Parce que :
- c’est durant les conversations que la mémoire cristallise le mieux les faits nouveaux,
- je vous ai parlé plus haut de l’importance de changer son état d’esprit, de s’ouvrir au monde, ce qui commence par une ouverture aux autres, une sortie hors de sa zone de confort,
- on surmonte sa timidité avec des objectifs qui dépassent sa petite personne. Donc si votre objectif est d’apprendre de nouvelles choses tous les jours, vous cesserez de faire une montagne de l’opinion des autres.

Essayez de garder votre objectif en tête.
Que vous soyez face à un professeur de biologie moléculaire absolument passionnant ou assis à côté d’une personne peu expansive ou peu sûre de ses connaissances, vous aurez TOUJOURS quelque chose à apprendre, et ce sera TOUJOURS plus intéressant pour vous que de déballer votre savoir. Du coup, intéressez-vous, posez des questions, mémorisez les réponses et creusez le sujet une fois chez vous.
Par exemple, n’est-ce pas passionnant de découvrir les expériences qui ont le plus marqué une personne, quel que soit son niveau d’études, les valeurs qui la guident au quotidien, son passe-temps préféré, ses astuces pour la vie de tous les jours… et, bien entendu, les domaines qu’elle maîtrise et qui vous sont parfaitement inconnus (pour moi, cela irait des jeux-vidéo aux émissions TV de ces 20 dernières années, en passant par les mathématiques, l’ingéniérie, la danse et le théâtre contemporains, et pas que ). Sans vous transformer pour autant en vampire intellectuel ou en sociologue cynique du dimanche, enrichissez-vous (comme disait Guizot… pardon).
Est-ce que cela veut dire qu’on ne doit jamais partager nos propres richesses ? Non et non ! Bien au contraire, on ne retient vraiment que ce qu’on a transmis. C’est tout l’intérêt d’échanger avec des personnes intéressantes (car en général elles s’intéressent à vous) et des blogs et des réseaux sociaux. Chroniquer des livres, des films ou livrer le fruit de ses réflexions permet d’échanger avec toute une communauté de passionnés. C’est en tout cas la voie que je choisis de faire avec ce blog et mon site sur la culture malgache !
5. Comment se cultiver : mes conseils pour sacraliser la lecture
Je suis peut-être vintage hardcore, mais, vous l’aurez compris, pour moi, la lecture de livres en entier est LA clé pour avoir une bonne culture générale. Bien plus que la consommation des contenus qu’on peut trouver en ligne, la lecture d’un livre permet d’explorer un sujet en profondeur et de manière nuancée. Les neurones font pia-pia, entre la réflexion stimulée et l’imagination sollicitée à plein régime, sans parler de l’effort de concentration qui, littéralement, nous élève et nous augmente à coup sûr.
Mais pourquoi lire des livres ?
Je n’insisterai pas sur le fait que les livres ont été généralement écrits par des experts, ou par des génies de la fiction immersive. C’est simple, beaucoup de séries magistrales ont été tirées de livres. Ils vous semblent supérieurs ? C’est parce que l’auteur a pris le temps de construire un univers capable de nous transproter par la seule force des mots. Game of Thrones, 13 Reason Why, Unorthodox, Orange is the new black, La Servante écarlate, toutes ces odyssées fabuleuses sont inspirées de romans pas forcément géniaux ni bien écrits, mais construits comme des cathédrales, à partir de structures narratives profondes et complexes, riches en symboles et en couches de signification. Les séries purement TV peuvent être comparées à des parcs à thème ou des quartiers urbains, extensibles à l’infini, pour le meilleur et le pire.

Où trouver le temps de lire ?
D’un point de vue pratico-pratique on recommande généralement 20 à 30 minutes de lecture par jour, du moins le temps que la routine s’installe. À terme, si tout va bien, le plaisir de lire nous fera rater notre station de métro ou cramer notre casserole de pâtes. Personnellement j’essaie de m’imposer un rituel. Comme je télétravaille le plus clair du temps, je n’ai plus la « chance » de prendre quotidiennement les transports en commun. Du coup, une fois terminé mon labeur salarié et ensuite mes projets perso (comme le fait de tenir ce blog), j’essaie de couper tout, d’éteindre les écrans pour m’installer dans mon fauteuil cabriolet avec un chocolat chaud en hiver et une citronnade au miel maintenant qu’il fait chaud.
Et si je préfère suivre ma série favorite après une dure journée ?
Pour être honnête ? C’est tout à fait normal. L’appel de Netflix et autres plateformes est irrésistible et la qualité de certaines séries indéniable. Mais pour être cultivé·e, accordez du temps à la lecture, il n’y a pas d’autre moyen. Certains grands lecteurs s’interdisent de se fixer des horaires de lecture, ils lisent tout simplement dès qu’ils le peuvent : à tester !
Au cas où on aurait détesté lire depuis toujours mais qu’on veut s’y mettre, on peut essayer de s’imposer de lire le journal, au moins un grand quotidien de référence, de façon quotidienne (c’est LE conseil ou plutôt l’ordre donné en première année de prépa et, comme pour l’étude de l’Histoire, cela me semble effectivement un minimum). C’est le meilleur moyen de s’approprier les grands sujets d’actualité tant politique, économique que culturelle.
Pour aller plus loin : Comment s’informer sans être submergé·e par les infos ?
Finalement, devenir plus cultivé relève du développement personnel !
En rédigeant cet article, c’est carrément ce que je me suis dit.
Pour être cultivé, pratiquez la bienveillance
Pratiquer la bienveillance envers ses propres lacunes, mais aussi envers les lacunes des autres, changer ses habitudes et s’ouvrir à la multitude de moyens à notre disposition, le tout après avoir défini un périmètre, il semble que le voyage vers une meilleure culture générale nourrisse bien plus que nos connaissances, il implique et permet une certaine croissance émotionnelle et spirituelle.
Pour être cultivé, soyez positif
Et que notre objectif soit de pouvoir discuter avec un tas de personnes d’horizon différentes, d’enrichir notre vocabulaire, d’apprendre une ou plusieurs langues étrangères, de comprendre les arts plastiques et les bandes dessinées, le plus important est de mettre de côté les aspects négatifs qui nous ont conduit·e ici. Ainsi vous pourrez satisfaire au mieux votre soif de connaissances honorable et, il faut le dire, plutôt excitant.
Pour être cultivé, passez à l’action
Finalement, même un seul changement pourrait faire la différence : ne plus passer mes dimanches à scroller passivement sur mon smartphone pour aller fréquenter les musées et les bibliothèques municipales. Faire la vaisselle en écoutant des playlists éducatifs. Lire un livre trente minutes par jour. Lâcher la télé pour m’informer via la presse écrite. Ou, simplement, apprendre à écouter les autres pour apprendre à leur contact. Une seule de ces nouvelles habitudes pourrait suffire à nous rendre plus curieux·se, plus éveillé·e·s, plus vivante·es…
Pour vous lancer : Oser apprendre : passez à l’action pour enrichir votre culture générale
Laquelle/lesquelles de ces habitudes avez-vous adoptée(s) ? Avez-vous des astuces pour y prendre goût et ne pas abandonner en cours de route ? Je suis très curieuse d’avoir vos retours d’expérience en commentaire ! Et si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le faire lire à ceux qu’il pourrait aider 😉
FAQ : avant de vous lancer, quelques questions fréquentes
Faut-il forcément lire sur papier pour se cultiver ?
Non. Ce qui compte, c’est le fait de lire régulièrement, pas le support. Beaucoup de livres numériques, ebooks, ou revues en texte intégral sont disponibles sur tablettes, liseuses ou via des applications comme Kindle, Kobo, iBooks ou Calibre. Certaines bibliothèques numériques donnent accès à ces formats en ligne gratuitement.
Comment choisir un livre quand on débute ?
Vous pouvez commencer par un premier roman qui vous tente, une bande dessinée solide, ou une œuvre repérée comme coup de cœur dans une librairie, une ludothèque ou un catalogue de bibliothèque. Les bibliothécaires proposent souvent des sélections par niveau, âge, ou langue étrangère.
Où chercher des livres quand on n’a pas de carte de bibliothèque ?
De nombreuses bibliothèques municipales, médiathèques ou réseaux universitaires (comme ceux de l’UPEC ou de la Sorbonne) permettent de consulter les livres en ligne. Certains portails donnent accès à des ressources documentaires variées : sciences humaines, cours de langue, podcasts, MOOC, ou catalogues spécialisés.
Que faire si on veut lire pour se cultiver, mais qu’on manque de méthode ?
Rien n’oblige une méthodologie. Il suffit de choisir un texte exigeant, d’y revenir régulièrement, et de prendre des notes. Certaines plateformes proposent des newsletters, des guides de lecture ou des parcours par semestre, niveau, ou thématique. Il existe aussi des formations continues, y compris pour les étudiants étrangers, les enseignants, ou les doctorants.
Peut-on apprendre sans passer par des livres ?
Pas vraiment. On peut compléter ses lectures avec un film documentaire, un podcast, un quizz, ou un module de cours, mais ces formats ne remplacent pas l’effort de lecture. Lire reste le seul moyen d’acquérir des repères solides, de mémoriser des idées complexes et de structurer son savoir.





Merci beaucoup pour ton article très complet et plein d’excellents conseils. Je suis moi-même confrontée à ce manque de culture générale et j’aimerais tellement en savoir plus. À mon grand regret, je suis tombée sur des professeurs d’histoire soporifiques et, à l’époque, je n’avais pas la maturité pour essayer quand même de suivre et de comprendre. Du coup, aujourd’hui, je ressens vraiment ce manque et je souhaite vraiment m’enrichir culturellement pour mon moi profond. Merci encore 🙂
Ton retour me touche profondément Nathalie, mille mercis ! C’est gratifiant d’apprendre que mes efforts pour combler mes lacunes peuvent aider les autres. Et, oui, les professeurs n’ont pas toujours su faire preuve de pédagogie et certains n’aimaient peut-être pas la matière qu’ils enseignaient. Ton commentaire me motive du coup à tâcher de transmettre le plus important : le plaisir d’apprendre !
Ping : La culture générale comme remède à la dispersion mentale - Habitudes Zen
Je découvre que je suis déjà une adepte de l’encyclopédisme. Merci pour cet article rafraichissant que j’ai pris plaisir à lire.
Avec plaisir Any, et bienvenue dans la Team Encyclopédie ! Un penchant d’ailleurs marqué chez de nombreux multipotentiels 😉
« La culture n’est pas élitiste, elle est vitale. » Cette affirmation m’a profondément parlé. Elle rejoint ma conviction que la culture – comme le voyage – commence par la curiosité, pas par l’accumulation. Merci pour ce rappel précieux : se cultiver, ce n’est pas “faire” plus, mais “être” plus attentif, plus à l’écoute, plus vivant. Un très bel article qui invite à ralentir pour mieux se relier.
Tellement en phase avec ce que tu dis : la curiosité est la clé, qui ouvre sur le plaisir d’apprendre. L’accumulation est un bénéfice, pas un but à atteindre ! Merci à toi pour ta lecture attentive.
La culture, oui, c’est important. Maintenant les domaines sont tellement variés !
Personnellement, je suis plus centrée sur les sujets de psycho, de développement personnel, de santé. Mais j’ai toujours adoré écouter des gens passionné d’histoire (alors que je détestais les cours à l’école). Et lorsque je voyage, j’en profite pour étendre mais connaissances.
Et comme tu le préconises, j’aime beaucoup le cinéma, et le genre « inspiré d’une histoire vraie » m’attire beaucoup aussi.
Merci pour tes conseils !
Avec plaisir, Patricia ! À mon sens, la culture se distingue de la passion en cela qu’elle suppose un mouvement conscient hors du familier. Mais ce mouvement doit être sincère et suppose une « attirance » comme tu le dis très bien. Et c’est vrai que les films inspirés du réel sont une mine de connaissances, de vraies masterclasses d’Histoire !
C’est un sujet fort intéressant. Les contenus de ce qu’on appelle la culture générale me passionnent souvent, mais par intérêt ou curiosité personnelle, et non parce qu’ils feraient partie d’un quelconque canon de choses qu’il faudrait savoir. Je m’octroie le droit d’être sélectif en fonction de mes propres intérêts.
D’autre part, je trouve que certaines exigences de « culture générale » n’ont pas vraiment de sens.
Je me rappelle par exemple que ma fille apprenait des détails pointus sur la série de films Star Wars pour préparer l’épreuve de culture générale de son concours d’orthophonie (qu’elle a brillamment réussi), alors qu’elle n’avait jamais vu ces films.
Pour ma part, je ne passerais sans doute aucun concours de culture générale avec des questions sur les compétitions sportives de ces dernières années, et je ne vois vraiment pas l’intérêt de mémoriser les noms des vainqueurs de compétitions qui ne correspondent pas à mes centres d’intérêt. Je ne vois pas pourquoi je devrais me montrer expert dans des domaines qui ne m’intéressent pas personnellement, juste pour « passer pour éduqué » aux yeux des autres.
Tu as tout dit : les programmes de culture générale sont assez bien faits, ils s’adaptent aux attendus dans une société donnée. Mais comme ils cherchent aussi à distinguer une élite de la masse, on tombe souvent dans l’absurdité, dans les détails. Lorsque l’enjeu est de « se montrer » expert ou de « passer pour », on n’apprend qu’en surface, on bachotte et finalement on échange en mode survie, dans la terreur d’être mis en demeure de développer… Dans le meilleur des cas, ce n’est plus du tout être cultivé, mais être pédant.
Merci pour ces conseils
J’aime l’idée que se cultiver, ce n’est pas accumuler des faits, mais changer ses habitudes et s’ouvrir aux autres.
Une petite action quotidienne suffit pour nourrir sa curiosité et redevenir confiant dans ses connaissances:
Exactement 🙂 Une action quotidienne régulière ouvre la porte à tellement de nouveaux horizons.
Cet article offre une perspective rafraîchissante sur la culture générale. J’apprécie particulièrement l’idée de choisir consciemment ses centres d’intérêt et de ne pas se laisser submerger par la pression d’une culture académique imposée. La notion de « sacraliser la lecture » résonne profondément avec moi, car elle rappelle l’importance de prendre le temps d’explorer des sujets qui nous passionnent véritablement. Merci Eva pour ce partage inspirant ! 🙏
Merci à toi Beni, pour ton retour encourageant :)))
J’ai été particulièrement marqué par cette phrase : « La culture ne s’hérite pas. Elle se conquiert. » Elle m’a touché, car elle nous rappelle que la connaissance est un chemin qu’on choisit — pas un dû transmis — et qu’on peut commencer ce voyage à tout moment, à son rythme. Merci pour ce guide empreint de respect, de méthode et d’humanité : tu donnes envie de se lancer, tout simplement 🙂
Je suis très touchée par ta lecture, Rémi, car tu as synthétisé le message que j’essaie de transmettre au jour le jour. Et si je t’ai donné l’élan, c’est un bien beau bonus !
Merci Eva pour ce magnifique article, simple et empreint d’humanisme généreux. Dans le point n°2, tu parles de celles et ceux qui essaient de nous rabaisser à grand coups de vérités péremptoires. Ces gens-là, j’en croise (presque) chaque jour. Et tous ont un point commun : ils sont en réalité moins cultivés que nous ! Ils ont bachoté des demi-vérités sans croiser leurs sources, dans le seul but de conforter leurs certitudes. Ne nous laissons pas impressionner, et poursuivons notre petit bonhomme de chemin pour garder l’esprit ouvert. Tu nous y aides ! Merci pour cela !
C’est bien ça, Denis, gardons l’esprit ouvert face aux pédants étriqués… et tachons d’apprendre à leur contact 😃 Merci à toi pour ton témoignage très parlant.
Merci Eva pour ce bel article ! La culture, c’est un cadeau qu’on se fait à soi-même, qui ne vaut que s’il est ouvert aux autres ! Ton approche simple et bienveillante nous parle ! Merci de nous partager ta belle expérience, dont chacun devrait s’inspirer !
Un cadeau à soi-même, ouvert aux autres, très belle formule ! Merci à vous deux pour votre soutien 🙂
Merci pour cet excellent article Eva. Je suis convaincu que le développement personnel nous offre justement cette capacité d’adaptabilité, essentielle pour grandir et apprendre en continu. Nous sommes aujourd’hui presque contraints d’acquérir régulièrement de nouvelles compétences. Mais n’est-ce pas là, au fond, ce qui nourrit notre besoin d’accomplissement ?
Oui, il est grand temps de mettre du développement personnel dans la culture, pour en faire une démarche nourrissante. Merci Emeric pour ton retour encourageant 🙏
Merci pour ce guide ultra clair : définir son champ d’intérêt, changer d’état d’esprit, installer une routine, échanger avec les autres et (re)sacraliser la lecture : voilà une trajectoire concrète pour se réapproprier sa culture. J’adore le mantra “la culture ne s’hérite pas, elle se conquiert”. C’est tellement élégant et juste. Merci pour cet article!
Merci Miren, pour ta lecture attentive. Super mantra, n’est-ce pas ? Certaines personnes trouve « indigne » d’avoir à faire des efforts pour développer leur bagage culturel, alors que la culture se joue hors de notre zone de confort.
Un article avec de très bons conseils! Enfant on montre naturellement une curiosité qui nous pousse à poser des questions et à en apprendre davantage. En grandissant, j’ai senti la contrainte de devoir m’intéresser à certains sujets « pour briller en société » ou pour ces fameux concours… Finalement le plus simple est de trouver ce qui nous intéresse vraiment.
Merci pour ton appréciation, Sou 🙂 J’ai connu comme toi la difficulté d’avoir à canaliser ma curiosité naturelle vers des sujets (ou des méthodes d’apprentissage) qui, à mon sens, avaient pour seul but de briller dans certains contextes.
Article très complet. Il me semble particulièrement judicieux de trouver la méthode qui s’adapte le mieux à nos goûts pour apprendre. Les contenus internet ajoutent des opportunités immenses de découvrir des disciplines plus niches et plus riches 🙂
J’aime beaucoup l’assonance riche/niche ❤️. Et je partage à 200% l’idée que la méthode d’acquisition des connaissances soit centrale. Elle permet ensuite de profiter à plein des trésors de l’intelligence universelle.
Merci pour cette liste de références: je connaissais Nota Bena, Art comptant pour rien et suis tentée par Le Mock, Geozone. En tant qu’adepte du documentaire de création, je vais regarder de plus près la liste des chaînes documentaires…
Ravie de t’avoir aidé, Sylvie. Et qui sait, tes créations feront peut-être un jour l’objet d’un documentaire 😉
Merci Eva pour ce bel article rempli de métaphores très parlantes ! Je me permets de prolonger ton conseil sur la lecture : un bon livre avant de dormir est une excellente préparation au sommeil, même si ce n’est que quelques minutes ! Il vous fera oublier les écrans. « OK Yann » : il manque une référence à ma culture générale, tu peux m’éclairer ?
Excellent conseil Philippe, merci ! Je n’y ai pas pensé spontanément, étant plutôt du matin pour la lecture.
Et pour « OK Yann », c’est une private joke, et donc pas culture du tout 😃
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