Comment développer sa culture musicale ? Interview de Sylvain Fesson

Eva Lee interview Sylvain Fesson pour Mon Bagage Culturel

Vous pouvez écouter de la musique depuis des années et avoir malgré tout l’impression de manquer de culture musicale. Vous savez quelles chansons vous touchent, quels artistes rythment vos journées. Mais vous n’êtes pas sûr·e de pouvoir appeler cela une culture. Vous vous demandez comment construire un parcours musical qui ait du sens pour vous.

Journaliste avant d’être chanteur, Sylvain Fesson a construit sa culture musicale de l’intérieur, en professionnel passionné par la création. Dans cet entretien, il revient sur son parcours : comment il a exploré sans guide, appris à se faire confiance, et développé un rapport à la musique qui combine plaisir et repères.

Photo de Sylvain Fesson chantant en concert

Sylvain, tu es chanteur, auteur, compositeur. Je te laisse te présenter avec tes propres mots.

C’est pas évident de se présenter. Je fais plein de choses qui ont pour point de départ l’écriture, depuis une dizaine d’années. Du coup, j’occupe plein de rôles qui sont liés à la vie des chansons, et ça me fait tour à tour être communiquant, acteur, réalisateur, parolier, chanteur.

Tu continues à chroniquer, notamment sur tes réseaux sociaux…

Uniquement sur mes réseaux sociaux, de manière totalement spontanée. Je le fais comme j’espère que tout le monde pourrait le faire : quand tu aimes quelque chose, tu en parles. Il s’avère que je le fais de manière plus structurée parce que j’ai un vécu journalistique, donc je sais le faire et je sais le faire par écrit.

C’est en lisant tes chroniques que j’ai pris conscience de l’étendue de ta culture musicale. Mais « Culture musicale », est-ce un concept qui est pertinent pour toi ?

Oui. Ma culture musicale est liée à mon époque et à ma génération (enfant des années 80, adolescent des années 90). Elle repose sur une trajectoire consciente et une enquête personnelle. Elle implique de connaître les artistes, les genres, leurs influences, leurs carrières et leur descendance. Cela permet d’organiser ses propres « tiroirs » de connaissances et d’orienter sa vie sociale. La culture musicale combine culture émotionnelle et personnelle : savoir ce que l’on aime ou pas, comprendre son rapport à l’émotion et entretenir un discours avec les autres.

En guise de cas pratique, est-ce que tu saurais retracer ta propre trajectoire ?

J’ai eu la chance de ne pas avoir de vraie culture familiale. Mes parents ne m’ont jamais parlé d’artistes, chanteurs ou réalisateurs. Il n’y avait pas de catéchisme culturel. La culture artistique chez moi se limitait à écouter de la musique dans la voiture pendant les vacances. Ce n’était pas un sujet de discussion, et il n’y avait aucun discours du type : « écoute ça, tu dois aimer ». Mes parents n’étaient ni guides culturels ni censeurs, et n’ont jamais défini de limites ou de cartes sur ce que je devais apprécier.

Et tu penses que ça, c’est une chance ?

Oui, ça crée une liberté. Ce relatif vide culturel, dans monde qui te met en mouvement pour avoir une culture musicale, permet beaucoup plus de mélanges et de désinhibition. Contrairement à ceux qui ont une culture du bon goût, de ce qui est bien et ce qui n’est pas bien, ce qui a de la valeur ou pas. Des fois j’ai l’impression que ça enferme les gens plus qu’autre chose, parce qu’ils ont des verrous beaucoup plus présents dans leur promenade artistique et culturelle. Moi j’en avais pas trop, et j’ai l’impression que ça me permet d’être assez libre aujourd’hui.

J’écoutais la radio FM, Fun Radio à l’époque, des radios grand public très marquées par une culture rock avec des choses qui ne passent plus du tout en radio aujourd’hui. Les Cranberries, Radiohead, Nirvana, la culture rock au sens large. Qui est maintenant devenue une musique médiatiquement de niche.

Mes parents n’écoutaient pas vraiment du rock, mais ils écoutaient Balavoine, Daho, Mylène Farmer. Ils ont un rapport très émotionnel aux choses, pas du tout médiatisé par du discours. Très sensitif. Ils vont vers des chansons. Moi, j’ai gardé ça : j’ai un rapport très émotionnel aux choses.

Ça s’entend dans tes chansons, d’ailleurs.

Ouais. Pour moi, une chanson est censée être émotionnelle.

Beaucoup écoutent la musique avec leur cœur, mais en société, ils n’assument pas ou n’arrivent pas à articuler un discours….

Il ne faut pas renier les choses avec lesquelles on a grandi. Une fois que tu as 30 ou 40 ans, tu te rends compte que tu as grandi avec des choses parfois un peu naïves, candides, fleur bleue. Et une fois adulte, ce serait se tirer une balle dans le pied de dire que tu n’es pas constitué de ça. Donc à mon sens, il faut le reconnaître et dire : ça a de la valeur parce que c’est synonyme d’émotion pour toi.

Après, il y aura toujours des gens qui vont dire : « non, ça restera toujours des choses interdites. » Ils se font du mal (rires).

Couverture de l'album "OK Computer" du groupe Radiohead

Sur quel musicien ou quelle musique t’es-tu dit « Wow », qu’il fallait aller plus loin ?

Le groupe avec lequel j’ai vraiment « cliqué », c’était Radiohead. Je n’étais pas branché ni tendance dans les années 90, mais ma rencontre avec eux m’a ancré dans mon époque. À la sortie de OK Computer en 1997, je l’ai vécu en direct. J’ai senti que cet album faisait partie de moi et qu’en allant vers lui, j’allais vers moi-même. Comme le groupe a une grande culture musicale, leur musique m’a ouvert à beaucoup d’autres choses : le rock, les textes, la littérature, le propos. Ça a été une matrice.

De Radiohead, tu as bifurqué sur quoi ? Tu as un souvenir de ça ?

Je me souviens d’un concert de Radiohead en 2000, près du stade porte de Saint-Denis. Sigur Rós faisait la première partie, un groupe que je ne connaissais pas. Le musicien jouait avec un archet sur sa guitare, dans des morceaux très longs. Je n’arrivais pas à entrer dans cette musique à l’époque. J’ai apprécié Sigur Rós plus tard, mais ce concert m’a ouvert à d’autres styles et appris à apprécier la lenteur ou l’implosion. Indépendamment de Radiohead, à la fin des années 90, je me suis ouvert à la culture rock en lisant la presse musicale. Je découvrais beaucoup de choses que mes parents ne m’avaient pas transmises. Je devais explorer et chercher des guides. La presse musicale m’a permis de comprendre ce que j’allais aimer et ce que je n’allais pas aimer. Elle m’a appris la hiérarchie : qu’est-ce qui est rock, qu’est-ce qui ne l’est pas, qu’est-ce qui est bien ou pas. J’ai essayé de trouver ma place dans ce milieu.

Est-ce que ça t’a enrichi d’aller vers quelque chose que tu pensais devoir aimer, que tu n’aimes pas au final, mais que tu connais aujourd’hui parce que c’est une richesse ?

Oui, bien sûr. J’ai essayé d’aimer des groupes comme Sonic Youth, très valorisés dans la presse rock, mais je n’y prenais pas de plaisir. Je pouvais reconnaître leur importance, savoir de quoi ça parlait et en discuter, sans que ça fasse vraiment partie de moi. Certaines choses dépassent ce qu’on est ou le moment où on les rencontre.

Couverture de disque du groupe Sonic Youth

Mais ça m’a quand même donné une culture.

Connaître ce qui existe donne des repères, une histoire de l’art en musique, littérature ou cinéma. À Paris, où les gens manipulent souvent des signes culturels, je devais construire mon bagage pour exister et échanger. Il s’agit de créer une carte personnelle de ce qu’on aime ou pas, un outil invisible mais structuré, avec une vraie colonne vertébrale.

Comment tu fais quand tu tombes sur un morceau que tu comprends pas ou que tu n’aimes pas ? Tu lui donnes sa chance ?

Ça dépend ce que ça veut dire tomber sur quelque chose que je comprends pas. Est-ce que je le comprends pas parce qu’artistiquement je n’ai pas les codes pour le décrypter, ou est-ce que je ne comprends pas le succès que ça peut avoir Après, des choses que je comprendrai pas artistiquement, il y en a plein. Mais les médias auxquels on est confronté dans l’environnement direct ne nous exposent pas à des choses de l’ordre de l’ovni. J’ai pas d’idée comme ça. J’ai pas de souvenirs. Je sais pas toi, ça t’arrive ?

Souvent (rires). À un moment donné, j’ai vraiment assumé être dans la nostalgie, et j’ai arrêté de m’intéresser à la pop actuelle. J’explore pas mal la musique classique, mais la pop actuelle est devenue un continent à découvrir, surtout que les outils ont changé et que les médias se sont multipliés.

Effectivement, la culture pop, qu’on appelle culture pop-rock ou électropop avec toutes ses ramifications, c’est censé être le bagage que tu dois avoir acquis quand tu es jeune. Si tu ne l’as pas chopée, ça peut faire un peu défaut dans ton rapport à la culture mainstream. La culture pop t’amène vers la chanson, vers une forme de modernité qu’il a fallu attraper. Si tu ne l’as pas fait, il y a des trucs que tu ne comprends pas.

Et moi, effectivement, ça m’a permis de garder une vigilance et une compréhension de plein de phénomènes artistiques. D’avoir développé seul mon rapport à la culture pop et à la culture rock, je me suis senti beaucoup plus pertinent dans mon rapport au monde et aux autres.

Est-ce que tu pourrais dire à ceux qui nous écoutent ce que tu penses être vraiment les fondateurs de la modernité d’aujourd’hui,

(Rires) Genre : écoutez ça et vous ne serez victimes d’aucun harcèlement culturel de la part de vos semblables ? Non. Aujourd’hui, tous les genres cohabitent et il n’y a plus de “famille culturelle” unique. On peut écouter du rap et de la chanson, sans que ce soit un déficit culturel. Avant, certains groupes comme Nirvana, Jeff Buckley ou Radiohead étaient des totems incontournables. Maintenant, les grandes figures sont identifiables : pour les jeunes, écouter David Bowie ouvre sur beaucoup d’influences.

Pour les moins jeunes, j’incite à écouter ce que vous aimez, sans vous laisser impressionner par ceux qui se construisent un rôle de « gourou culturel » en disant ce qui est bien ou pas. En réalité, on exprime toujours son propre goût : on brandit ses sens, sa sensorialité, on affirme son existence par ce qu’on aime. Parfois, on revendique sa force de persuasion : imposer ses goûts, sa cartographie, sa capacité à être un vecteur culturel de son époque. La culture permet de prendre sa place, d’échanger avec les autres, de construire un parcours social, professionnel et affectif. C’est un outil d’interaction et de reconnaissance, basé sur ce qu’on aime et ce qu’on partage avec d’autres.

Et côté chanson française, est-ce qu’il y a des références qu’on ne peut pas ignorer si on veut vraiment comprendre ce qui se fait ?

Ce n’est pas évident d’en parler. Actuellement, on connaît Feu! Chatterton, Bertrand Belin, Zaho de Sagazan, Sam Sauvage (dernière victoire de la musique). Le point commun de ces artistes, très spécifique à la France, c’est qu’ils viennent souvent de milieux favorisés. L’argent attire l’argent, et il est rare que quelqu’un sans capital financier ou culturel atteigne la reconnaissance médiatique mainstream. Cela n’enlève rien à leur qualité, mais ça donne une culture un peu taxidermiste. Ces artistes illustrent une frange sociale qui entretient un sentiment identitaire français conservateur, où l’on chante de manière très articulée, comme dans les années 30-40. Moi, ça ne me touche pas..

 

Et ta préférence aujourd’hui, elle va plutôt vers quel groupe ou chanteur français ?

D’une certaine manière, je me suis mis à faire des chansons parce que je me suis senti autorisé par le fait que j’allais avoir du désir sur ma propre production artistique plus que sur ce qui existe. Tout bêtement, j’aime plus ce que je fais que ce que les autres font. Ça peut paraître totalement bête à dire ou prétentieux, mais je le pense sincèrement.

Rien de prétentieux dans ce constat d’un paysage musical éloigné de ce qu’on a envie d’entendre. C’est en tout cas mon opinion, et je vous invite à écouter la toute dernières sortie de Sylvain pour vous faire la vôtre 👇

Est-ce que tu te laisses guider par les recommandations des algorithmes sur les réseaux sociaux ?

Pas plus que ça. Je me laisse parfois guider par ce dont les gens parlent, la manière dont ils en parlent. J’utilise beaucoup Facebook, les gens y débattent beaucoup, façon café du commerce. Ça me permet de rester en lien avec une certaine forme d’actualité culturelle. Et dans mon réseau j’ai beaucoup de passionnés de musique, des journalistes, des auteurs-compositeurs-interprètes, des gens agités par les mêmes centres d’intérêt. J’essaie de voir quel est un peu le boursicotage dans les débats (rires). Puis d’aller prendre le temps d’écouter, de voir ce qui va me tirer un peu l’oreille…

Tu as fêté tes 10 ans de chanson en 2024. Est-ce que le fait de passer de la consommation de musique à la production a modifié ton rapport à la culture ? Est-ce que ça a augmenté ta culture ?

Je continue à beaucoup écouter et partager des coups de cœur. Ce qui a peut-être changé, c’est mon regard : en tant que créateur, je juge ce que font les autres à l’aune de mon expérience. Je me demande comment ils ont fait, le temps et les moyens nécessaires. Un objet artistique, c’est un résultat : est-ce que c’est magique, beau, stimulant pour l’auditeur ?

Aujourd’hui, c’est ça qui m’intéresse quand j’écoute un disque. Je ne m’attache pas aux aspects techniques comme le micro ou la guitare.

Tu as dit un jour qu’il faut laisser la musique aux musiciens.

Oui, c’est vrai. C’est une de mes punchlines (rires). Quelque part elle me définit : il ne faut pas laisser l’acte artistique uniquement à ceux qui ont appris, car ce ne sont pas forcément eux qui expriment le plus de personnalité ou de singularité. Elle s’applique particulièrement aux chansons, qui peuvent frapper n’importe qui. Se limiter aux professionnels empêche une chanson d’advenir, car elle a besoin d’un interprète capable de rêver, d’écrire et de posséder un chemin culturel, pas seulement de maîtriser un instrument. Dans mon expérience, j’arrive avec un texte et un chant complets : j’ai déjà parcouru un long chemin artistique, mais un musicien peut ne pas reconnaître ce travail s’il n’est pas sur le même plan. Beaucoup de personnes créent des mélodies dans leur tête mais hésitent à les présenter aux musiciens, par peur de ne pas être légitimes. Pourtant, il faut oser dire : « j’ai ce texte et ce chant, je veux le mettre dans la matière » — c’est ainsi que les chansons naissent.

Je connais au moins une personne qui se reconnaîtra : quelqu’un qui chante, qui a plein de mélodies dans la tête, qui les construit petit à petit, mais qui ne se sent pas légitime pour approcher des musiciens et dire : « j’ai ma mélodie complète. »

Ça peut faire peur d’arriver avec sa petite mélodie. Mais il faut le faire. C’est comme ça que les chansons naissent. Quand tu oses dire : « j’ai ce texte, ce chant, et j’ai besoin de le mettre dans la matière. »

Tu disais qu’une chanson travaillée à plusieurs atteint un palier de qualité supplémentaire…

Une chanson, ça mute, ça se métamorphose par plein d’inspirations, de conseils. C’est toi qui filtres et qui décides, mais ça fait boule de neige par rapport à plein d’interactions.

J’ai besoin d’autres personnes. Je pense que c’est toujours pareil dans la vie : on a besoin de s’entourer de gens qui savent faire ce qu’on ne sait pas faire. La chanson a besoin de plusieurs acolytes pour acquérir sa force et sa magie.

La magie, elle est validée aussi par la magie des autres. On a rarement une magie tout seul. Des gens qui acceptent de se réunir et de se voir, comme toi et moi là, c’est un truc qui se fait à deux. Quand deux personnes acceptent d’être en présence et de prendre du temps à partager quelque chose qu’ils aiment, oui, les paliers vont être franchis, de fait. Par la réunion.

Tu travailles sur quoi en ce moment ?

Je finis un album que j’ai commencé en octobre 2023 avec un compositeur qui s’appelle Francis, qui habite à Tarbes. Ça fait presque trois ans qu’on est en échange pour faire cet album. J’ai déjà sorti quatre morceaux. Le cinquième va sortir courant avril avec un clip. L’idée, c’est d’en sortir deux autres avant les vacances d’été, soit sept morceaux au total sur quatorze. La deuxième moitié pour 2026-2027. Je travaille aussi sur d’autres albums en parallèle. Il n’y a jamais un album qui interdit de bosser sur un autre. Il y a juste une focalisation sur un projet plus qu’un autre.

Pour aiguiller ceux qui voudraient te connaître, tu conseilles d’écouter quoi de toi en premier ?

On ne peut pas connaître quelqu’un en écoutant une chanson (rires).

Pour faire connaissance, peut-être écouter ma production récente, celle que je défends en ce moment. Donc oui, le morceau « Courir » que je viens de sortir. C’est un morceau un peu plus pop, un peu plus immédiat que ce que j’ai fait par le passé, qui était un peu plus personnel, un peu plus ombrageux. Là, c’est des trucs un peu plus terrestres.

Je recommande aussi la chanson « Auxiliaire », sortie juste avant.

C’est vrai que tu l’aimes bien celle-là (rires).

Oui, c’est une chanson que j’aime beaucoup.

Le mot de la fin ?

La culture musicale… Des fois, on s’en crée une parce qu’on est amoureux de quelqu’un et que la personne aime telle ou telle musique. C’est toujours une affaire de désir, c’est toujours une affaire d’émotion.

On me dit souvent : « ah, tu as beaucoup de culture musicale. » Mais dans mon environnement parisien, certains ont tellement plus de culture que moi, parce que chez eux, c’est presque une vraie manie. Ce sont des érudits qui aiment tout savoir. Moi, je suis pas pointu par rapport à eux. Je ne suis pas du tout encyclopédiste.

Dans la vie, il faut toujours suivre son désir, son rêve. Mon envie et mon besoin, c’était de devenir chanteur. Si je n’avais pas eu ce parcours culturel, je n’aurais pas été journaliste. Si je n’avais pas été journaliste, je n’aurais pas été chanteur, je n’aurais pas été compositeur. C’est un emboîtement très particulier qui s’est fait progressivement, jusqu’à devenir un acteur culturel.

Pour conclure, n’ayez pas peur de manquer  de culture. La culture aujourd’hui, elle est partout. Mais il faut que ça reste un plaisir.

Merci à Sylvain de nous avoir ouvert sa boîte à disques et ses conseils d’artiste/journaliste. Et vous ? Quel a été votre parcours ? N’hésitez pas à citer vos morceaux et albums favoris, ça pourrait devenir une ressource précieuse pour ceux qui cherchent leur prochain coup de cœur ou un guide pour enrichir leur univers musical. 

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