Robots du futur : ils arrivent plus vite que vous ne l’imaginez
Les robots du futur marchent, courent, sautent et parlent. Certains dansent, d’autres imitent nos gestes avec une précision stupéfiante. Ces machines humanoïdes s’échappent des films de science-fiction pour remplir les salons d’exposition… et bientôt nos maisons. Tesla, Agility Robotics ou encore Xiaomi ont récemment dévoilé des prototypes impressionnants, chacun avec des spécificités uniques.
Vous êtes pressé·e ?
Trois robots humanoïdes qui ont fait l’actualité
Robotique humanoïde : les trois zones dominantes
Vous vous en doutez, une compétition féroce se joue entre les trois centres de gravité de la robotique. La Chine et les États-Unis s’affrontent pour le leadership technologique, tandis que l’Europe mise sur son expertise de pointe pour rester dans la course. Cette rivalité structure autant le marché que les rapports de force internationaux
Le Japon, pionnier de la robotique humanoïde
Le Japon a été l’un des premiers pays à développer des robots androïdes à grande échelle. Voici les principales entreprises lancées dans la course :
- Honda a créé ASIMO dès 2000. Il est aujourd’hui capable de marcher, courir et interagir avec les humains.
- SoftBank est à l’origine de Pepper, le robot dit « social », dont la production a été arrêtée en 2021 faute de ventes, et surtout de l’époustoufflant Nao, conçu pour l’éducation, la recherche et l’interaction sociale.
- Tokyo Robotics : Torobo, robot industriel capable de soulever 8 kg d’une main et d’exécuter des manipulations fines.
- Kawada Robotics : Nextage, robot collaboratif conçu pour travailler sur des chaînes de production.
- Jinki Ittai et son humanoïde éponyme de 12 m contrôlé par casque VR, destiné aux environnements à forte pénibilité.
Le Japon déploie ses robots dans les usines, les services et les infrastructures, avec une priorité donnée à la précision et à la collaboration avec l’humain.
La Chine, l’acteur dominant en 2025
La Chine s’appuie sur des investissements massifs dans ce secteur, notamment via des entreprises comme :
- UBTECH Robotics a créé les robots humanoïdes (Walker S Lite et Walker S1) pour des applications variées, de l’éducation à la recherche, en passant par la vente.
- Unitree Robotics a développé des robots humanoïdes applaudis, comme le G1, H1 v3 et d’autres.
- Xiaomi, on l’a vu en intro, a conçu le CyberOne pour interagir avec les utilisateurs.
- LymX Dynamics a créé le CL-1, capable de naviguer dans des environnements complexes.
- Kepler Robotics a conçu le Forerunner K2, un robot humanoïde multifonction.
- BHRIC a développé le Tiangong Ultra un robot humanoïde avec des capacités innovantes.
- Financements étatiques : Le gouvernement chinois soutient activement le développement des robots humanoïdes via des subventions et des programmes comme « Made in China 2025 », qui vise des applications dans les foyers, les entreprises et l’industrie.
La Chine cherche à dominer le marché global des robots humanoïdes. En fabriquant une grande partie de ses composants sur son sol, elle limite les importations et peut déployer une stratégie de coûts bas et de production de masse.
La Corée du Sud, à la pointe du robot social
Le pays du Matin calme se distingue par ses avancées dans l’utilisation des robots humanoïdes pour des applications industrielles et sociales :
- KAIST est à l’origine de HUBO, robot bipède capable de marcher, courir et manipuler des objets ; sa version DRC-HUBO a remporté le DARPA Robotics Challenge en 2015.
- KAIST + Hanson Robotics : Albert HUBO, version améliorée de HUBO avec une tête animatronique d’Albert Einstein, capable de reproduire des expressions faciales.
- Korea Institute of Industrial Technology (KITECH) a étonné le monde avec EveR 6, humanoïde mélomane qui a dirigé l’Orchestre national de Corée en 2023.
- Korea Advanced Institute of Science and Technology (KAIST) : Pibot, robot humanoïde capable de piloter un avion à l’aide de manuels de vol ; projet prévu pour 2026.
La Corée du Sud concentre donc ses efforts sur des robots polyvalents, capables d’interagir avec des humains dans des contextes complexes. Ces projets sont portés par des instituts publics, avec un accent sur la recherche appliquée et l’intégration dans la société civile.
Les États-Unis, leader dans l’innovation technologique
Les États-Unis misent sur des robots capables de s’adapter à des environnements variés, sans programmation rigide. L’objectif affiché est de remplacer ou d’assister l’humain là où les tâches sont trop pénibles, trop répétitives ou trop coûteuses.
- Boston Dynamics : Atlas, un robot bipède agile capable de marcher, courir et d’effectur des acrobaties.
- Tesla : Optimus Gen 3, robot humanoïde conçu pour assister les personnes handicapées dans les tâches du quotidien. Il reconnaît les visages, comprend les ordres et s’adapte à son utilisateur. La commercialisation est prévue pour 2026.
- Agility Robotics : Digit, un robot conçu pour des tâches logistiques, notamment dans les entrepôts, est déjà déployé dans des environnements industriels.
- Apptronik : Apollo, un robot humanoïde polyvalent conçu pour des applications professionnelles, avec un accent sur la collaboration homme-robot.
- Figure AI : Figure 02, robot généraliste conçu pour intervenir dans les secteurs en tension. Il apprend par observation et adapte ses gestes aux besoins du terrain.
On le voit clairement, les États-Unis visent la commrecialisation de robots humanoïdes polyvalents, autonomes, capable de nous libérer du temps et de l’énergie, que ce soit au bureau, dans un hangar ou dans nos appartements.
Europe : ingénierie et biomimétisme
En Europe, la robotique humanoïde avance par projets ciblés, souvent portés par la recherche publique. Beaucoup de robots sont imaginés pour des contextes précis — hôpitaux, laboratoires, téléprésence. À noter : la forme humaine n’est recherchée que lorsqu’elle facilite le contact ou rend l’interaction plus fluide.
- Pollen Robotics (France) : créatrice de Reachy, un robot modulaire interactif utilisé dans des projets d’accessibilité et de téléprésence.
- Enchanted Tools (France) : développe Miroki, un robot humanoïde destiné aux environnements hospitaliers, combinant interaction sociale et navigation autonome.
- PAL Robotics (Espagne) : produit Talos, un robot humanoïde employé en recherche, et ARI, dédié à l’assistance et aux services.
- Istituto Italiano di Tecnologia (Italie) : Développeur du robot iCub, un robot humanoïde open-source conçu pour la recherche en cognition et interaction homme-robot.
- 1X Technologies (Norvège) : développe Neo, un robot humanoïde conçu pour travailler dans des environnements humains, avec un accent sur la sécurité, l’adaptabilité et l’interaction fluide
Élégance et ingéniosité : la robotique par le CNRS
Quittons un instant les robots humanoïdes pour explorer une autre piste, tout aussi fascinante. En France, des chercheurs du CNRS s’inspirent du vivant pour développer des propriétés surprenantes. AntCar, par exemple, imite la fourmi du désert : il retrouve son chemin grâce à la vision, avec très peu de calcul. X-Fly, lui, vole en battant des ailes, comme un insecte. Ces robots sont agiles, sobres en énergie, capables de s’adapter à des environnements complexes. Une approche à part, fine et élégante — la French Touch dans ce qu’elle a de plus novateur.
Quels robots humanoïdes font parler d’eux aujourd’hui ?
Nous avons clairement dépassé l’ère des effets d’annonce ou des humains déguisés en machine pour faire sensation🤣. De plus en plus de modèles sont montrés au public, testés en entreprise ou en laboratoire. Certains fonctionnent de façon autonome, d’autres sont encore entièrement téléguidés. Mais tous donnent un aperçu concret de ce qui se prépare. En voici une sélection. À noter : cette liste évolue vite. Certains robots disparaissent, d’autres apparaissent chaque mois.
Allez go, voici les super-stars des androïdes opérationnels :
- Neo (1X Technologies, Norvège) : robot domestique autonome, télécommandable à distance, capable de manipuler des objets et d’apprendre des tâches. Il mesure 165 cm, pèse 30 kg et soulève jusqu’à 70 kg.
- Figure 02 (Figure Robotics, États-Unis) : testé dans les usines BMW, il manipule des pièces industrielles avec précision. Il fonctionne 8 h avec une batterie de 2,25 kWh.
- Digit (Agility Robotics, États-Unis) : utilisé par Amazon dans ses entrepôts, ce robot est conçu pour la logistique. Il manipule des objets en vrac et travaille aux côtés des humains.
- Optimus Gen 3 (Tesla, États-Unis) : robot polyvalent pour tâches domestiques et industrielles. Il manipule des objets fragiles grâce à des capteurs tactiles dans les mains.
- G1 (Unitree Robotics, Chine) : vendu à 16 000 $, il est déjà disponible. Il mesure 130 cm, soulève 35 kg et apprend par imitation.
- Walker S1 (UBTech, Chine) : robot industriel déployé chez BYD. Il réalise des tâches de transport, d’inspection et d’assemblage.
- Apollo (Apptronik, États-Unis) : conçu pour la manutention, testé pour une future utilisation sur la Lune.
- SE01 (EngineAI, Chine) : robot autonome, doté de deux processeurs et d’un système de perception avancé. Mise sur la fluidité de la marche.
- Atlas (Boston Dynamics, États-Unis) : acrobatique et agile. Plateforme de recherche, sans date de commercialisation annoncée.
Tous ces robots sont réels, testés ou déjà utilisés dans des contextes spécifiques. La majorité vise une commercialisation en 2025.
La robotique humanoïde au cœur d’enjeux géopolitiques majeurs
La Chine investit massivement dans ce secteur, avec un plan ambitieux de près de 1 000 milliards de yuans (environ 138 milliards de dollars) sur 20 ans pour développer la robotique et les hautes technologies. Parallèlement, les entreprises américaines, au premier rang desquelles on trouve Tesla et Boston Dynamics, appellent à une stratégie nationale pour rester compétitives face à la montée en puissance chinoise. Cette course à l’innovation soulève des questions cruciales sur l’avenir de la collaboration homme-machine, la sécurité et l’éthique, des défis que chaque nation devra relever avec responsabilité.
Quel robot vous paraît le plus crédible ? Lequel pourrait vraiment s’inviter chez nous bientôt ? Répondez en commentaires ! Et si des questions vous trottent encore en tête, j’ai préparé une FAQ juste ici 👇
Foire aux questions sur la robotique et les robots humanoïdes
Un robot est un dispositif mécatronique polyarticulé capable d’accomplir automatiquement certaines tâches imitant les actions des êtres vivants, telles que la saisie d’objets ou la locomotion.
Plus simplement, c’est une machine articulée qui bouge, saisit, ou se déplace toute seule, en reproduisant certains gestes des êtres vivants.
Un robot humanoïde est un robot dont l’apparence générale rappelle celle d’un corps humain, avec un torse, une tête, deux bras et deux jambes. Ces robots sont conçus pour interagir avec les humains et effectuer des tâches dans des environnements conçus pour les humains.
Elle fonctionne sur cas concrets. Des systèmes d’IA généraliste comme GR00T (NVIDIA), Gemini (Google) ou Trinity sont intégrés dans des robots comme Figure 01 (1X) ou G1 (Unitree). Figure 01 suit des instructions vocales et manipule des objets en environnement réel. G1 exécute des gestes appris par imitation et maintient son équilibre sans télécommande. Optimus (Tesla), bien que doté de capteurs et d’un réseau neuronal maison, n’a démontré aucune tâche autonome avancée à ce jour. L’IA opère, mais dans des contextes ciblés.
Oui, certains robots humanoïdes sont déjà en service, notamment dans les secteurs de l’hôtellerie, où ils servent de concierges personnels, et dans la restauration, où ils assistent au service en salle. Cela dit, leur adoption à grande échelle reste limitée et en développement
Les robots industriels sont utilisés dans des environnements de production pour automatiser des tâches répétitives ou dangereuses, comme le soudage ou l’assemblage. Les robots de service, en revanche, assistent les humains dans des tâches variées, telles que le nettoyage domestique, l’assistance aux personnes âgées ou le service à la clientèle.
À l’aide de langages informatiques spécifiques, du type Python ou C++, pour exécuter des tâches précises. La programmation peut être basée sur des scripts prédéfinis ou sur des algorithmes d’apprentissage automatique, permettant au robot d’adapter son comportement en fonction de l’expérience.
Isaac Asimov, écrivain de science-fiction, a formulé trois lois de la robotique :
- Interdiction pour un robot de porter atteinte à un être humain ni, par son inaction, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.
- Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.
- Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.
La « vallée dérangeante » ou « vallée de l’étrange » est une hypothèse selon laquelle les robots ou avatars humanoïdes qui ressemblent presque, mais pas tout à fait, à des humains réels provoquent une sensation de malaise ou de répulsion chez les observateurs humains. Ce concept souligne l’importance de la conception dans l’acceptation des robots par les humains
Certains robots sont conçus pour reconnaître et exprimer des émotions de manière rudimentaire, principalement pour améliorer l’interaction homme-robot. Cependant, ils ne ressentent pas réellement d’émotions ; ils simulent des expressions émotionnelles pour paraître plus engageants et faciliter leur acceptation par les humains.
Les robots utilisent divers capteurs pour percevoir leur environnement, notamment des caméras pour la vision, des capteurs ultrasoniques pour la détection d’obstacles, des capteurs tactiles pour le toucher, et des microphones pour l’audition. Ces capteurs permettent au robot d’interagir avec son environnement de manière appropriée.
La robotisation peut automatiser certaines tâches, entraînant la disparition de certains emplois, mais elle crée également de nouvelles opportunités dans la conception, la maintenance et la gestion des systèmes robotiques. L’adaptation et la formation continue sont essentielles pour s’intégrer dans ce paysage professionnel en évolution.
La robotique collaborative concerne les robots conçus pour travailler aux côtés des humains dans un environnement partagé, sans barrières de sécurité. Ces robots, appelés « cobots » sont équipés de capteurs pour détecter la présence humaine et ajuster leur comportement afin d’assurer une collaboration sûre et efficace.
Les principaux défis incluent l’amélioration de l’autonomie des robots, leur capacité à interagir de manière naturelle avec les humains, la sécurité lors des interactions, et la réduction des coûts de production pour une adoption plus large.
Est-ce qu’on a envie d’avoir ces choses chez nous ?
Je ne sais pas.
On est déjà habitué à vivre avec eux, mais ils n’ont pas forme humaine. 🙂
On pourrait aussi se demander si certain.e.s ne sont pas déjà plus robots qu’humains. :p
Bonne question ! J’ai du mal à croire que j’aurais un jour les moyens de m’en procurer un, mais qui sait… et qui sait si je dirais non à un plieur de linge, nettoyeur de vitres, sorteur de poubelles et autres corvées 🤭. Ce qui me préoccupe le plus, ce sont les sommes englouties dans ces machines, quand les services publics sont partout au régime sec…
Et oui, on se demande si certains concepteurs de robots humanoïdes n’essaient pas de se fabriquer des semblables pour se sentir moins seuls 🤣
L’évolution technologique dans ce domaine est très impressionnante, tout comme celle de l’IA. Et je suis assez d’accord sur le fait que l’évolution va aller bien plus vite qu’on ne le pense.
C’est clair. On voit surgir de nouveaux modèles chaque semaine, et il est possible que les progrès les plus substantiels se fassent en coulisse. En croisant l’IAG, les neurosciences et la biomécanique, les scientifiques finiront rapidement à créer des modèles autonomes…
C’est super intéressant ! On a du mal à réaliser mais on ne considère peut-être pas toujours ce qui est déjà robotisé et ancré dans notre quotidien finalement !
Merci Sophie ! C’est vrai qu’on est déjà entourés d’assistants en tous genres…
C’est vraiment impressionnant de voir cette multitude de projets robotiques et les sommes colossales investies par tant de pays en concurrence féroce. Cela ne m’inquiète pas, au contraire. Je pense que les robots vont remplacer les tâches pénibles, permettant aux humains de se concentrer sur la création d’entreprises au service de leur vie, comme un blog.
J’avoue que certaines fonctionnalités font rêver, comme l’assistance aux personnes en perte d’autonomie. En tout cas le mouvement est lancé…
Wouah , ton article est passionnant. Mais pour être sincère, je ne sais pas si cela me fait peur ou si au contraire j’attends avec envie ces robots pour ma vie quotidienne…
Je partage complètement ta perplexité ! Il y a aussi la fascination devant la créativité et le génie technologique humains… même si l’Histoire nous a montré à plusieurs reprises que ce n’est pas toujours la panacée…
En tant que Rousse du Bricolage, je me suis dit à la lecture de ton article que je pourrais me reconvertir dans la maintenance de ces jolis joujoux ! Mais finalement, en tant qu’ex-enseignante et éducatrice, je crois que je vais plutôt me charger de leur éducation ! Non mais ! 😉
Oh ouiiii ! Une éducatrice de robots pour mettre ces derniers au service du Vivant, et non l’inverse ! Mais je pense que tu saurais aussi transmettre les astuces imparables pour les « customiser » à domicile 😉
Je me demande souvent ce qui pousse les chercheurs à donner une apparence humaine aux robots. Sans doute cela permet-il de donner une sorte de mesure-étalon pour évaluer où en est l’avancée des progrès. Personnellement, j’avoue préférer les humains déguisés en robots que l’inverse ! 😉
Très bonne question, Denis, et ta réponse donne à réfléchir, notamment à cette obsession chez tous les créateurs d’imiter la nature à la perfection. Pour les humains déguisés en robots, je parie que tu penses à Kraftwerk ? 🤖😂
C’est incroyable ! Je ne savais qu’ils avaient déjà autant de robots, c’est impressionnant et ça fait peur. Si, ça continu on aura plus de boulot, on va nous remplacer par des robots !? Quelle est ta théorie la dessus ? Tu penses qu’un jour qu’ils nous remplaceront ? Que deviendra l’homme ?
Oui, les robots sont très nombreux, ma sélection est forcément limitée ! Tu soulèves la question vertigineuse du transhumanisme, dont l’idée lumineuse est d’utiliser la technologie pour vivre plus longtemps, éradiquer les maladies, repousser les limites du corps humain pour s’aimer sans entraves 🌈. Mais côté sombre, les débats font rage (heureusement) dpeuis des décennies sur la pertinence d’entrer dans cette ère Terminator, où l’humain devra s’augmenter pour rester compétitif face aux robots de plus en plus autonomes et, à termes, plus performants que les humains. Je n’ai pas de position tranchée sur la faisabilité de tout cela, mais je pense qu’il faut que ces questions soient débattues au-delà des cercles experts ou passionnés.